FLASH/ CNRC : Une délégation des résistants congolais a été reçue par un représentant de l’Union Européenne ce Mercredi 16 Févr. 2022

Une délégation des résistants congolais membres du CNRC a été reçue par un représentant de l’Union Européenne ce Mercredi 16 Février à 14H30

En marge de la manifestation organisée les 17 Février 2022 et 18 Février 2022 à Bruxelles à l’occasion du Sommet UE/ UA par CONGOSIKA/CNRC et d’autres mouvements de la résistance congolaise contre les projets de d’occupation et de balkanisation de la RDC par certains lobbys occidentaux et des pays voisins de la RDC , une délégation du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC en sigle) a été reçue ce Mercredi 16 Février à 14H30 dans les locaux de l’Union Européenne . Mr IYEMEFUKA KELEDJI (Coordonnateur adjoint du CNRC) , Mme Marie Sylvie DONDJA (RC/Résistance Congolaise) Porte-Parole du CNRC et Mme Véronique MONDONGO (CONGO SIKA ) Trésorière du CNRC ont ainsi échangé avec le responsable du DESK Afrique de l’UE à qui un mémorandum a été remis (à lire ci-dessous) . Tenant compte des préoccupations exposées par le CNRC concernant la crise congolaise et les projets d’occupation et de balkanisation de la RDCongo par certains lobbies occidentaux et des pays voisins de la TDC , il a été convenu d’un autre entretien prochainement . Ci dessous le message du CNRC à l’Union Européenne.

– CNRC

MEMORANDUM

du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC) à l’attention de l’Union Européenne à l’Occasion du Sommet UE/UA des 17 et 18 Février à Bruxelles

Le peuple congolais dit non à tout projet d’occupation et de balkanisation de la RDC et appelle l’Union européenne à changer d’approche dans sa gestion de la crise congolaise.

Ni Félix Tshisekedi et son gouvernement ni Paul Kagame  et le Rwanda ou l’Ouganda ne représentent le peuple congolais !

« Ne construisez pas sur du sable ! »

Mesdames , Messieurs ,

En politique comme en médicine, l’efficacité de la solution à proposer contre une situation de crise ou de maladie est fonction de l’exactitude de l’autopsie qui en sera faite. 

Aucun médecin ne peut se contenter de prescrire au patient une ordonnance sur la seule base des symptômes de la maladie. Il ne peut pas se contenter seulement d’administrer des aspirines au patient pour baisser la fièvre alors que le malade souffre du paludisme. Ainsi en est-il de la crise multidimensionnelle qui sévit en RDC depuis 1996, et qui a conduit à la chute du Maréchal Mobutu et à la fin de la 2e République en mai 1997.

En effet, depuis le début de cette crise congolaise, on évite de poser les vrais problèmes de fond pour donner des bonnes réponses et proposer des solutions idoines. On évite de pointer du doigt les vraies origines et les vrais objectifs de cette crise qui a éclaté au Zaïre en octobre 1996. 

Bien plus, on refuse d’admettre que toutes les solutions proposées jusqu’ici par la communauté internationale pour mettre fin à cette crise n’ont pas produit de résultat escompté

On ne se pose même pas la question de savoir pourquoi la paix et la démocratie maintes fois promises par la communauté internationale à chaque échéance électorale (2006, 2011 et 2018), à chaque «dialogue inter-congolais» ou à chaque «négociation politique» ne sont jamais au rendez-vous ?

 On refuse de chercher à savoir pourquoi la spirale de la misère, de la violence et de l’insécurité fait poursuivre inexorablement au peuple sa descente aux enfers ? 

Personne n’explique pour quelles raisons en RDC on s’obstine à répéter les mêmes solutions et les mêmes erreurs durant 20 ans, tout en espérant obtenir des résultats différents ?

C’est pourquoi, le CNRC estime qu’il faut reposer le bon diagnostic de la crise de 1996 qui se poursuit toujours et encore aujourd’hui, 24 ans après !

Notre objectif ici n’est pas de chercher à culpabiliser les uns ni à justifier les autres. Il n’est pas non plus de recourir à une quelconque forme de vengeance ou de règlement de compte.

Loin s’en faut ! Nous estimons que l’identification exacte des vrais auteurs de la crise, des commanditaires, des complices et des exécutants pourrait conduire à obliger les véritables auteurs de la crise de mettre définitivement fin à leurs alliances de malfaiteurs et à leurs entreprises maléfiques en RDC.

Dès le début de la guerre en 1996, la communauté internationale développe exprès une thèse mensongère de la crise congolaise : elle parle de «la rébellion de l’AFDL» de LD Kabila contre Mobutu, puis de « la rébellion du RCD/GOMA», ou encore, des « rébellions du CNDP  et du M23». 

Or tout le monde sait que ces prétendues rébellions sont plutôt des agressions successives que la RDC a subies de la part des troupes rwandaises déguisées en militaires congolais pour faire croire à un conflit interne. 

Pourtant, les enquêtes des experts de l’ONU et des ONG internationales de droit de l’Homme ont maintes fois dénoncé la supercherie. 

Quant à la motivation première de cette guerre d’agression de la RDC, tout le monde connait aussi la vérité : après la fin de la guerre froide en 1990, l’agression du Zaïre a été voulue, décidée, planifiée et exécutée par l’administration Bill Clinton.

Son objectif déclaré fut d’arracher aux pays européens le monopole de l’exploitation des richesses minières d’Afrique ! 

(Des nombreuses références sur les déclarations des officiels américains à ce sujet abondent) Et pour exécuter ce projet, l’Ougandais Yoweri Kaguta Museveni ainsi que le rwandais Paul Kagamé ont été choisis par Washington comme des exécutants. En contrepartie, l’Est du territoire congolais (avec surtout ses riches minerais) leur a été cédé. 

Depuis lors, la communauté internationale ferme cyniquement les yeux sur les nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par le Rwanda et l’Ouganda en RDC:

  • les massacres des congolais (un véritable génocide de plus de 12 millions de congolais) ; 
  • les viols sauvages des hommes et des femmes, en commençant par des bébés d’un mois jusqu’aux grand-mères de plus de 80 ans ! 
  • l’exode de plus de 4 millions de congolais qui ont été chassés de leur terre natale pour laisser la place aux populations rwandaises et à leurs bétails; des chefs coutumiers congolais sont assassinés et remplacés par le « Bami » rwandais !
  • les débaptisations des noms des rivières et des montagnes congolais pour leur donner des noms rwandais ; 
  • l’implantation des groupes terroristes proches d’Al-Qaïda et de Boko Haram dans les maquis où des jeunes congolais sont enlevés et formés par la force ;
  • le pillage systématique des minerais de la RDC : le Rwanda est devenu grand exportateur mondial des minerais dont il n’est pas producteur tels que le Coltan, le Diamant et l’Or ! Kigali et Kampala ont construit chacun l’usine de traitement de l’or congolais pour exportation. Le Rwanda a construit l’usine de fabrication du téléphone grâce au coltan congolais … ! La liste est très longue !   

Face à cette crise multidimensionnelle, 

  1. Le processus d’occupation et le projet de balkanisation de la RDC réservent des lendemains incertains à leurs auteurs puisqu’ils vont à l’encontre de la volonté de la majorité des congolais qui n’aspirent qu’à vivre ensemble et en paix avec tous leurs voisins.  
  • Le CNRC estime que sa solution ne passe pas par des simulacres des élections dites démocratiques, car tant que nos institutions seront contrôlées par les Rwandais (et/ou les Ougandais), aucune élection réellement démocratique ne sera possible. Or aujourd’hui, Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, contrôle le Parlement, le Sénat et le Gouvernement grâce aux élections frauduleuses de 2019. Il dicte sa volonté à Félix Tshisekedi qu’il a lui-même placé par la fraude à la tête de la magistrature suprême congolaise pour lui servir de «couverture» ou de «masque» !
  • On ne peut pas parler d’élection en RD Congo tant que la moitié du territoire national (l’Est de la République) est sous contrôle des armées rwandaises et ougandaises qui opèrent sous couvert de « milices » pour entretenir l’insécurité et favoriser le processus de balkanisation.
  • On ne peut pas parler d’élections dans un pays où près de 4 millions de citoyens sont chassés de leur terre et errent dans des forêts avec leurs femmes et enfants !
  • On ne peut pas organiser les élections dans un pays où l’État ne peut même pas identifier ses propres citoyens parce qu’il n’existe pas de carte d’identité ; alors qu’au même moment, des millions d’étrangers, entrés par la fraude ou par la force, veulent usurper l’identité nationale, et surtout arracher des terres aux autochtones!
  • L’Union Européenne ne pourra pas trouver des solutions durables pour la RDCongo en continuant à traiter avec des « États-receleurs comme le Rwanda et l’Ouganda ou encore avec des personnalités congolaises comme Félix Tshisekedi et son gouvernement qui non seulement travaillent au service des occupants rwando-ougandais , mais sont également contestés par les congolais et n’ont aucune légitimité pour les représenter .   
  • Les pays membres de l’Union européenne ne peuvent pas demander aux congolais d’aller aux élections dans un pays occupé, alors qu’ eux -mêmes n’ont pas organisés des élections dans leurs pays respectifs pour résoudre le même problème chez eux entre 1940 et 1945 .

Vu tout ce qui précède, nous constatons d’abord que la crise congolaise n’est pas une crise politique pour essayer de la résoudre avec des moyens politiques (des élections ) alors que nous sommes en face  d’une agression qui exige des outils du droit international pour sa résolution !

Comme nous venons de le démontrer les élections véritablement valables et acceptables, comme partout dans le monde, ne sont pas possibles en RDC dans ce contexte.

La crise congolaise est avant tout une crise sécuritaire et identitaire. Il faut donc réinstaurer la sécurité et organiser le système de défense, conditions sine qua non pour rétablir l’autorité de l’État. Car en RDCongo  aujourd’hui l’État est mort !

Voilà pourquoi le CNRC  demande, à travers l’Union Européenne à toute la communauté internationale, de changer de méthode d’approche : avant d’envisager des élections en 2023, il faudrait envisager d’aider le peuple congolais à affronter de face les défis sécuritaires et de défense qui s’opposent à lui , pour ramener la paix réelle en RDCongo en la dotant d’un État capable de garantir la stabilité de la Région des Grands Lacs africains . 

Ne pas tenir compte de cette réalité équivaut à construire sur du sable . 

Le CNRC ainsi que d’autres personnalités congolaises et mouvements de la diaspora ou à l’intérieur de notre pays sont disposés à contribuer à poser les bases pour une paix durable en République démocratique du Congo afin de bâtir un véritable partenariat avec l’Union européenne ou d’autres partenaires soucieux du bien-être des congolais , du respect de leur souveraineté et de l’intégrité du territoire congolais.

Fait à Bruxelles le 15 Février 2022

Pour le Conseil National de la Résistance Congolaise,

Léon Muntuntu  (UDPS des Fondamentaux) /Coordonnateur

IYEMEFUKA KELEDJI / Coordonnateur adjoint chargé de la politique et de la mobilisation du CNRC

Daddy BAYOLA (RDC) /Secrétaire du CNRC

Marie-Sylvie DONDJA (RC/Résistance Congolaise) / Porte -Parole du CNRC 

Mohammed MBOYO ( Conseil de sages du CNRC)

Véronique MONDONGO (Congo/SIKA) / Trésorière du CNRC

Patrick TSHIBANGU (Congo SIKA)

Candide OKEKE (RC/ Résistance Congolaise)

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